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Entrepreneuriat : Comment la difficulté et l’échec peuvent être des facteurs de croissance

154 millions pour les start-up prometteuses en Suisse et 40 milliards pour les PME, ce sont les montants maximum qui seront cautionnés par la Confédération et les cantons pour des prêts bancaires afin d’aider le tissu économique majoritaire en Suisse. Malgré des aides généreuses, certaines start-up et PME n’auront pas d’autre choix que de mettre la clé sous la porte… mais est-ce que l’échec est forcément une mauvaise chose ou peut-on la valoriser pour de futurs projets ?

La crise du Covid-19 que nous vivons actuellement aura des conséquences fâcheuses sur le secteur économique en Suisse. Si on peut espérer que les prêts cautionnés par la Confédération et les cantons permettront à certaines start-up et entreprises de pouvoir se maintenir et reprendre leur activité économique, nombreuses sont celles qui devront mettre la clé sous la porte. En 2017, ce sont 15’808 procédures de faillite, y compris celles relatives aux dissolutions conformément à l’article 731b du code des obligations ont été ouverte et 13’671 procédures ont été clôturées représentant une perte de plus de 1’000 milliards de francs. Et pourtant 39’303 entreprises ont été créées durant la même année majoritairement dans le secteur tertiaire (34’268), et tout particulièrement dans les activités spécialisées et scientifiques (8’315). Pourquoi une entreprise fait faillite et qu’advient-il des responsables qui ont dû déposer le bilan ? Peuvent-ils s’en relever ? Peuvent-ils exploiter leur échec pour recréer une entreprise ? Éléments de réponse dans cet article.

Les risques de l’entrepreneuriat

Même sur le portail PME du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, il est indiqué que « Créer une société, c’est aussi prendre le risque de ne pas connaître le succès. ». Il s’agit bien là de l’élément essentiel que tout entrepreneur doit avoir en tête, créer une société demande du temps, de l’argent et de l’effort personnel. N’imaginez pas que vous créerez votre entreprise et que les clés du succès seront à votre portée dans les six mois qui suivront. Dans ses 6 mythes de l’entrepreneuriat, Gregory Logan indique six points sur lesquels il faut être attentif pour ne pas être surpris de la différence entre la théorie et la pratique :

  1. L’idée est la clé de la réussite

Encore faut-il que votre idée réponde à un besoin réel du marché et non pas à une pulsion personnelle que vous souhaiteriez accomplir.

  1. La réalisation de l’idée nécessite des fonds

On est d’accord, sans argent on ne va pas très loin… mais avant ça, votre idée est réalisable ? Est-ce que vos potentiels clients arriveront s’en servir facilement ? Y a-t- il un marché pour cela ?

Un entrepreneur a besoin de fonds quand il a su prouver que son idée est viable et durera dans le temps. Dans le cas contraire, aucun investisseur ne prendra le risque de placer son argent chez vous.

  1. Mon idée va dépasser les frontières de mon pays

Pourquoi vouloir absolument que son idée soit une révolution internationale et change la vie de milliers de personnes ? Vous savez, si aujourd’hui le type de marketing qui est le plus prédominant est le marketing éthique, c’est parce que beaucoup de consommateurs cherchent des produits qui viennent près de chez eux. Avant de conquérir le monde, pourquoi pas charmer son voisin ?

  1. Je suis auto-entrepreneur, je gère mon temps comme je veux

Oui mais non. Effectivement, créer sa propre entreprise c’est être son propre patron et donc gérer son emploi du temps comme on le souhaite. Mais vous venez de créer votre entreprise, vous devez la faire connaître, faire connaître vos produits, vos avantages sur la concurrence. Et ça, ça demande beaucoup de temps.

Lorsque vous êtes entrepreneur et que vous venez de créer votre entreprise, vous devrez investir beaucoup de temps pour vous faire connaître, contacter des clients, décrocher des contrats et pérenniser votre entreprise. Cela vous laisse bien l’opportunité de gérer votre emploi du temps comme vous le souhaitez, mais ne pensez pas que vous aurez plus de temps. C’est plutôt le contraire qui se passera, votre temps se raccourcira.

  1. C’est risqué d’entreprendre

Oui, c’est vrai, c’est risqué, mais personne ne vous demande de vous lancer dans l’entrepreneuriat en laissant tomber votre carrière professionnelle et en retirant toutes vos économies. Un risque est mesuré dès qu’il est calculé. Avant de vous lancer, réfléchissez à votre marché, ses forces et ses faiblesses, réfléchissez sur vos fournisseurs, qui sont-ils et qu’ont-ils à vous offrir. Faites des tests produits à votre famille et vos collègues de bureau, ils vous diront si ça vaut la peine de continuer.

Dans le cadre d’une création d’une entreprise ou d’une start-up, IFJ Institut für Jungunternehmen AG est certainement la référence helvétique en ce qui l’accompagnement dans les projets d’entreprenariat via une plateforme numérique. Que ce soit pour obtenir des renseignements sur les conditions juridique d’une raison sociale, établissement d’un business plan ou encore des check-lists pour les différentes étapes de la création, IFJ sera en mesure de répondre à vos questions et répondre à vos attentes.

  1. J’arriverai à avoir un bon salaire rapidement

Alors là, ça dépend de ce qu’on entend par rapidement et ça dépend de ce qu’on entend par « bon salaire » mais ne vous faites pas d’illusion, avoir un bon salaire lorsqu’on est entrepreneur, c’est une chance , mais pas un but.

L’échec comme facteur de réussite ?

Dès lors, pourquoi se lancer dans une entreprise qui peut être vouée à l’échec ? Et bien parce qu’il ne faut pas voir le manque de réussite comme quelque chose de négatif mais comme l’acquisition de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs valorisables. Théodore Roosevelt a dit « Le seul homme à ne jamais faire d’erreur est celui qui ne fait jamais rien » et Bill Gates a déclaré « Le succès est mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu’ils sont infaillibles ».

Nous avons été conditionnés pour la réussite, la réussite scolaire car il n’est pas imaginable de redoubler une année, la réussite professionnelle dans laquelle il n’est pas envisageable de se faire licencier, la réussite à l’embauche car il n’est pas possible de se faire recaler d’un poste pour lequel on répond à tous les critères. Et si finalement… l’échec était plus formateur que la réussite ? Vous avez redoublé votre année scolaire ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Où devez-vous vous améliorer ? Vous vous êtes fait licencier ? C’est de votre faute ou celle de votre employeur ? Avez-vous répondu aux attentes du poste et à ses changements ? Vous n’avez pas obtenu le job de vos rêves ? Appelez les RH et demandez « Pourquoi pas moi ? » et prenez en compte tous les éléments qui n’ont pas été pour faire mieux la prochaine fois.

Connaissez-vous les Fuck up nights ? Ces grandes réunions durant lesquelles des intervenants viennent parler de leur déboire professionnel ? J’ai découvert au travers d’articles de presses ces grandes thérapies professionnelles dont le but est de parler de ses déboires professionnels plutôt que de ses succès parce que l’échec est meilleur professeur que la réussite. Et franchement, je vais assister à une réunion dès que j’en ai l’occasion. Imaginez qu’un ultramarathonien vienne parler de son échec de record mondial à cause… d’une envie d’aller aux toilettes un peu pressante ou d’un professionnel de l’événementiel qui organise un concert dans lequel il n’y a personne.

IFJ propose également sa propre version des Fuck up nights appeler STARTIMPULSE. STARTIMPULSE propose des formations complémentaires dans de nombreux domaines entrepreneuriales comme la communication, le marketing, la comptabilité et propose également des témoignages sur la réussite des personnes qui ont réalisé ces vidéos. N’hésitez pas à vous inscrire sur leur plateforme vidéo si vous avez besoin d’une étincelle qui allumera la mèche de votre fibre entrepreneuriale.

Alors, faut-il prendre le risque d’entreprendre ?

Sans hésitation, je dis oui, il faut prendre le risque d’entreprendre. Selon le Global Entrepreneurship Monitor 2018/2019 Report on Switzerland, la population suisse ne semble pas être connue pour sa prise de risque dans la création d’activité entrepreneuriale et encore moins de start-up alors qu’il existe de nombreuses aides nationales et cantonales pouvant prendre la forme de formation ou de soutien financier. Elle est moins confiante quant à ses capacités de création et a une plus grande peur de l’échec. Néanmoins, les nouvelles idées d’affaires en Suisse sont de grandes qualités, démarrent sur de bonnes opportunités, sont dirigées par le fondateur et/ou sa famille et dans la grande majorité des cas, l’entreprise est dirigée par ce même groupe.

Alors, qu’est-ce que nous attendons ? Prenons le risque d’apprendre de nos échecs !

Article rédigé par Grégoire Droz-dit-Busset, dans le cadre d’un partenariat avec IFJ.

Source :

https://www.pme.ch/management/2018/03/12/echouer-mieux-reussir

https://greglogan29.com/6-mythes-de-lentrepreneuriat/

https://greglogan29.com/lechec-votre-meilleur-ami/

https://www.allnews.ch/content/points-de-vue/le-mythe-d%E2%80%99une-start-nation-suisse

https://www.allnews.ch/sites/default/files/files/GEM-Report_Switzerland2018-2019.pdf

https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/seco/nsb-news.msg-id-79006.html

https://www.kmu.admin.ch/kmu/fr/home/faits-et-tendances/politique-pme-faits-et-chiffres/chiffres-sur-les-pme/fermetures-d_entreprises.html

Interview avec Douglas Finazzi, Regional Manager Suisse-Romande à IFJ Institut für Jungunternehmen AG

Last modified: 16 juin 2020

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